La Chaufferie de Granby, littéralement chaleureuse !

Bonjour à tous!

Dernièrement j’ai eu l’immense plaisir de pouvoir visiter la Chaufferie de Granby. Une distillerie épatante qui vaut largement le détour. En plus, j’avais la chance d’avoir comme guide le distillateur en personne, Vincent Van Horn! Non mais quel nom cool!

Vous n’avez pas idée comment j’étais excité et intrigué par cette visite. Voyez-vous, beaucoup de distilleries québécoises achètent leur alcool de base en Ontario et la retravaillent avec des arômates pour en faire du Gin « Québécois ». Exactement comme vous pouvez le faire avec les ensembles Ginius vendu dans les boutiques spécialisées.

Plusieurs personnes de l’industrie m’ont dit que partir directement de la céréale, sans acheter par l’Ontario était pratiquement impossible soit pour des raisons financières ou bien pour les défis techniques que sa implique.

Presqu’aussi garni que mon « rack » à épices! – Patrick

Et bien c’est là que Vincent Van Horn et la Chaufferie viennent changer les règles en créant a partir de grain local leur propre alcool. Véritablement du Grain à la bouteille!

Vous comprenez maintenant mon excitation de rencontrer de tels artisans!

Note
Loin de moi l’idée de « basher » sur les distilleries québécoises qui utilisent des bases d’aclcool produits en Ontario! Notre industrie de la distillation est très jeune au Québec mais progresse à pas de géant! De plus, c’était excitant pour moi de voir le processus entier!

Le Grain
Vincent a choisit de travailler avec du seigle, la fameuse céréale qui a fait la réputation des whiskys canadiens au 19ème Siècle, surnommé alors « Rye ». Cette céréale un peu tombée dans l’oubli renaît dans les Cantons de l’Est grâce à la distillerie et aux agriculteurs qui récoltent maintenant plus de 120 tonnes de seigle biologique par an. Et oui, le seigle en plus de pousser rapidement au Québec, n’a besoin d’aucun pesticide. Un véritable retour aux sources pour notre agriculture.

Non mais c’est tu beau ça? Pas les gars là … Les alambics! – Patrick

La Distillerie
Quand je vous parlais plus haut de défis techniques et bien sachez que le seigle est la céréale la plus dur à travailler pour un distillateur. Mais a l’aide de ses trois rutilants alambics, Vincent Van Horn laisse parler son talent et son expérience pour transformer le grain de seigle en Vodka ainsi qu’en Gin.

Les Produits

Lemay Vodka
Techniquement, une vodka est sensé être un alcool neutre sans goût ni saveurs… pas très inspirant pour un distillateurs. C’est pour ça que la Chaufferie nous envoie ailleurs avec sa Vodka Lemay (nommée ainsi, en l’honneur d’un des actionnaires qui aimait la Vodka). On a droit à une vodka ronde en bouche, presque crémeuse. Félicitations à Vincent Van Horn pour la qualité de son distilla. La bouche est légèrement sucrée puis on sent un côté presque citronné qui nous livre une finale chaleureuse, bourrée d’épices dû à l’utilisation du seigle. J’adore ce style de « Vodka » qui goûte quelque chose et qui n’est pas anesthésié pas la filtration.

Le Gin Furlong
Comme je l’ai mentionné dans un de mes précédents articles, j’aime les gins plus classiques et donc amateur de London Dry Gin. Et donc je peux vous dire que j’ai grandement apprécié le Furlong. On laisse beaucoup de place au genévrier, mais qui n’est pas seul. On retrouve aussi la cardamone, la coriandre, la racine d’Angélique et la cannelle qui sont des ingrédients très courant dans ce style et qui livrent beaucoup de saveurs. Par contre, là où le Furlong trouve son style, ces avec se subtil goût anisé, très discret qu’apporte le poivre des dunes. On sent la transition de saveurs en finale où le seigle donne un beau « punch » d’épices. Je résumerais le Furlong comme un London Dry Gin des plus chaleureux parfait pour l’hiver qui approche.

Situé dans une ancienne usine dans le haut de la ville à Granby

Je vous conseille vivement de faire comme moi et d’aller à Granby visiter la Distillerie. La Chaufferie est un endroit magnifique de toute beauté. La section bar à Cocktail vous charmera à coût sûr avec son côté industriel, ses murs en brique rouge et cette ambiance qui rappelle les speakeasy du temps de la prohibition. Même le sous sol, où se trouvent les ravissantes Miki, Mélodie et Véronique (noms des 3 alambics) est plaisant à visiter.

Je voudrais remercier l’équipe de la Chaufferie pour l’accueille et les sourire et particulièrement Vincent Van Horn pour son temps et sa patience durant les …. 3h de visite et d’entrevue. Mais à ma défense, le temps passe drôlement vite avec du bon gin!

Je vous dit à bientôt pour une autre chronique de Tony Whisky!

Cheers !